Rollon et la naissance de la Normandie

La Normandie doit son origine et son nom aux Vikings. En l’an 911, le roi Charles le Simple concède à Rollon un territoire de part et d’autre de la Seine. Ce chef viking, qui a parcouru les mers et a pillé le royaume, devient le premier maître de la Normandie. Retour sur un personnage dont la légende a éclipsé la véritable biographie.

(L’article suivant est présenté sous forme d’interview fictive)

– L’irruption de Rollon sur la scène historique et la création de la Normandie se placent dans le contexte des invasions vikings. Pouvez-vous nous raconter cette terrible période ?
– Depuis le règne de Charlemagne, c’est-à-dire depuis la fin du VIIIe siècle, l’Europe carolingienne est attaquée par les Vikings. Ces peuples scandinaves, appelés aussi Normands (autrement dit les « Hommes du Nord ») sont surtout intéressés par le pillage des richesses des abbayes et des villes, du moins dans un premier temps. Les raids vikings s’intensifient à partir des années 840 et frappent la future Normandie. Riche, la région est une proie tentante d’autant plus qu’elle possède une façade maritime et un axe de pénétration privilégiée pour les bateaux : la Seine. Malgré la mise en place de mesures défensives, les descendants de Charlemagne, les rois carolingiens, se révèlent incapables d’arrêter le fléau. Peu à peu, des groupes de Normands prennent goût à une installation durable dans les territoires razziés. L’autorité royale est en perdition.

Vikings sur la mer

Expédition viking. Avant de s’établir en Normandie, Rollon mena une vie d’aventurier sur les mers occidentales. (Reproduction en noir et blanc d’un tableau d’Oscar Wergeland, Normands débarquant en Islande, 1877, Nasjonalgalleriet, Oslo )

– En l’an 911, le roi carolingien Charles le Simple tente de remédier à cette menace récurrente. Il propose un compromis à un chef viking nommé Rollon. Les négociations aboutissent au fameux traité de Saint-Clair-sur-Epte qui marque la naissance de la Normandie. Quelles en sont les « clauses » ?
– Nous ne possédons pas le texte du traité. A-t-il existé d’ailleurs un texte ? Mais quelques écrits postérieurs nous éclairent sur les termes de l’accord. Le roi des Francs Charles le Simple confie à Rollon un territoire de part et d’autre de la Seine. Cette concession forme l’embryon de la Normandie. En échange, Rollon et ses compagnons vikings acceptent de se convertir au christianisme et de s’abstenir de mener des raids contre le royaume.

– Qui est Rollon ?
– Rollon est le chef des Vikings de la Seine. Ses débuts sont difficiles à retracer car les récits qui le présentent sont largement postérieurs à sa mort et tendent à broder sur sa vie. Je pense notamment au De moribus et actis primorum Normanniae ducum (Sur les mœurs et les actes des premiers ducs de Normandie) de Dudon de Saint-Quentin et aux sagas nordiques comme la Heimskringla (Saga des Rois des Norvège). Les historiens sont encore à débattre s’il était d’origine danoise, norvégienne, voire orcadienne. La question n’est toujours pas réglée. Comme beaucoup de ses compatriotes vikings, Rollon parcourt les mers à la recherche de terres et de sites à piller. Son itinéraire est incertain. Selon Dudon de Saint-Quentin, il se met au service d’un roi anglo-saxon puis conduit des raids en Frise ; selon les sources scandinaves, exilé de Norvège, il aurait atteint l’Écosse ou les Hébrides. Ce qui est sûr, c’est que Rollon finit par s’établir en France, dans la vallée de la Seine. Quand ? Incertitude là encore. Le clerc Dudon de Saint-Quentin place l’arrivée de Rollon en 876 mais de nombreux historiens estiment cette date trop précoce. L’historien britannique David Douglas et plus récemment Jacques Le Maho, jugent les premières années 900 plus probables

– Quel est vraiment le véritable nom de Rollon ? Selon les sources, il est appelé Rolf, Göngu-Hròlfr, Rou voire Robert…
– Robert est le nom de baptême qu’il reçoit à la suite de sa conversion au christianisme. Quant aux autres dénominations, elles sont aussi exactes. Elles reflètent simplement la variété des langues utilisées. Dudon de Saint-Quentin, qui écrit comme tous les clercs en latin, parle de Rollo (francisé en Rollon). Les Scandinaves écrivent Rolf (ou Hròlfr). Le surnom « Göngu » vient de la Heimskringla. Il se traduit par « le marcheur ». La Heimskringla explique que Rolf était si grand qu’aucune monture ne pouvait le porter. Il se déplaçait donc en marchant. On s’étonnera cependant que Dudon de Saint-Quentin n’ait pas jugé bon d’utiliser ce surnom. D’où un doute sur la véracité de l’anecdote. Selon le professeur de civilisation scandinave Régis Boyer, « Göngu » signifie plutôt « le vagabond » et rappelle les pérégrinations du personnage à la recherche d’une terre où s’établir. Enfin, Rou est le nom anglo-normand de Rollon. Dans la seconde moitié du XIIe siècle, le conteur Wace écrit donc Le roman de Rou pour retracer la vie du fondateur de la Normandie.

– Pourquoi le roi Charles le Simple traite avec Rollon ?
– Maître de la région de Rouen, Rollon est installé près du cœur du royaume franc. Il constitue donc une menace directe pour le roi Charles le Simple. Or, en 911, des princes du royaume mettent en déroute l’armée de Rollon devant Chartres. C’est le moment idéal pour le roi de négocier avec ce dangereux voisin. D’autant plus que Rollon n’est pas un chef viking comme les autres. Depuis son arrivée en Francie, il semble avoir développé des liens amicaux voire matrimoniaux avec quelques familles de l’aristocratie franque. En d’autres termes, c’est un « chef normand sur la voie de l’assimilation » pour reprendre l’expression de l’historien Pierre Bauduin.

statue de Rollon

Statue de Rollon. Elle se trouve dans le parc de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen (Zigazou76 sur Flickr – Creative Commons).

– Revenons sur le traité de Saint-Clair-sur-Epte. Dudon de Saint-Quentin nous livre une anecdote sur le déroulement de l’entrevue. Elle n’a peut-être aucune réalité mais elle ne manque pas de saveur…
– Dudon raconte que selon l’usage, Rollon devait jurer fidélité au roi en s’agenouillant et en lui baisant le pied. Refusant ce geste de soumission, il demanda à un de ses compagnons de le faire à sa place. Or, celui-ci n’était pas plus enclin à s’agenouiller. Il s’avança devant le roi assis dans son trône, se baissa et pris le pied de Charles le Simple pour l’élever jusqu’à sa bouche. Le souverain en tomba à la renverse. L’assistance éclata de rire et Charles le Simple ne broncha pas. L’histoire est amusante mais rappelons que Dudon de Saint-Quentin est un clerc qui écrit pour la cour des ducs de Normandie, autrement dit les descendants de Rollon. Il faut donc s’attendre de sa part à quelques anecdotes bonnes à flatter l’esprit d’indépendance des Normands. Quitte à les inventer…

– Selon Dudon de Saint-Quentin, le roi abandonne à Rollon toute la Normandie à laquelle il ajoute la Bretagne. Qu’en est-il exactement ?
– Les documents postérieurs au traité de Saint-Clair sur Epte révèlent une concession nettement plus réduite. Ses limites exactes ne sont pas parfaitement connues à l’exception de l’Epte à l’est. Le comté de Rouen en constitue le centre. La Normandie occidentale (le Cotentin et le Bessin) n’en fait pas partie, peut-être ni le pays d’Auge, ni l’Évrecin (la région d’Évreux). Rollon et ses descendants vont se consacrer à agrandir cette « première » Normandie. C’est finalement Guillaume le Conquérant, l’arrière-arrière-arrière petit-fils de Rollon, qui achève vers 1050 la conquête de ce que nous appelons aujourd’hui la Normandie.

– Rollon respecte-il le traité de Saint-Clair-sur-Epte ?
– Oui. Par exemple, il se fait effectivement baptiser avec ses compagnons. Sa conversion n’est peut-être pas sincère mais on notera que son fils Guillaume Longue Epée est élevé dans la religion chrétienne. Les Normands ne reviendront jamais au paganisme. Rollon arrête aussi ses attaques contre les terres du roi Charles le Simple et empêche que d’autres flottes vikings remontent la Seine pour piller. En cela, il respecte aussi le traité.

– Rollon est le premier maître de la Normandie. Fut-il pour autant un grand prince ?

– L’œuvre politique de Rollon est pour l’essentiel inconnue. Par le biais d’anecdotes, Dudon de Saint-Quentin met à son crédit la restauration de la paix et de la sécurité en Normandie. Pour la mettre en évidence, Rollon aurait attaché un anneau d’or à un arbre de la forêt de Roumare et aurait mis au défi les voleurs de le dérober. Le mérite indéniable du chef viking est de maintenir et d’agrandir son comté malgré l’hostilité de certains puissants voisins (le comte de Flandres notamment) et l’opposition de bandes vikings à l’intérieur même de la Normandie. Certains groupes scandinaves, établis avant ou après Rollon, avaient leur propre chef et n’avaient nullement l’intention d’accepter la prééminence du nouveau maître de Rouen.

Gisant de Rollon

Gisant de Rollon. Installé dans la cathédrale de Rouen, son tombeau est vide. La représentation de Rollon, très postérieure à sa vie (XIIIe siècle), est totalement imaginaire (JelleS sur Flickr – Creative Commons)

– Rollon est à l’origine d’une dynastie prestigieuse : celle des ducs de Normandie. Mais il ne fut pas lui-même duc…
– Par simplification, les historiens le présentent ainsi mais il n’a en réalité jamais porté ce titre. Les documents de l’époque le qualifie de comte de Rouen, de comte des Normands quand il n’est pas appelé jarl (« prince » en vieux norrois). L’arrière-petit-fils de Rollon, Richard II, est le premier à s’intituler duc de Normandie.

– Aujourd’hui des bandes-dessinées ou des romans mettent Rollon en scène. Pourquoi reste-il célèbre et populaire ?

– Rollon a un destin exceptionnel et fascinant. Parti de Scandinavie, il mène une vie d’aventurier jusqu’à sa rencontre avec le roi des Francs. Par traité, il obtient un territoire appelé à devenir un des plus puissants États médiévaux au XIe siècle, le duché de Normandie. Insistons sur le fait que, de toutes les fondations scandinaves en Occident, seule la Normandie s’est maintenue au-delà de trois générations. Rollon est à l’origine de cette réussite. Aspirant à combler les vides d’une existence mal connue, la légende s’est emparée de ce personnage fondateur.

 A lire

  • François Neveux, la Normandie des ducs aux rois (Xe-XIIe siècle), Rennes, Ouest-France, 1998
    Pierre Bauduin, La première Normandie (Xe-XIe siècles), Presses Universitaires de Caen, 2004

 

Laurent Ridel

Historien de formation, je vis en Normandie. Ma passion : dévorer des livres et des articles d'historiens qualifiés puis cuisiner leurs informations pour vous servir des pages d'histoire, digestes et savoureuses.

vous pourriez aimer aussi...

28 Responses

  1. Nathalie dit :

    Excellent document qui a du demander beaucoup de travail. Le concept est excellent, pas rébarbatif et l’histoire est réaliste. Merci beaucoup pour cet article vraiment intéressant.

  2. Dave Munger dit :

    Dans des documents généalogiques de ma famille, il est mentionné que Rollon portait le nom de famille Malger. Ainsi, tous les Munger, Mauger, Major etc. descendrait de ce dernier. Est-ce exact ?
    Merci et très bon texte.

    • Laurent Ridel dit :

      Je n’ai pas connaissance de ce patronyme « Malger ». Il est de toute façon hasardeux de faire remonter des noms de famille actuels à des personnes lointaines dans le temps à une époque, en prime, où les patronymes n’étaient pas établis. A noter qu’un arrière-arrière petit-fils de Rollon et cousin de Guillaume le Conquérant s’appelait Mauger. Il était archevêque de Rouen au XIe siècle

  3. Nicolas Taban dit :

    Pour rebondir sur la question de D. Munger et la reponse de L. Ridel, les progrets fait dans la recherche genetique permette aujourd’hui de remonter les generations et de certifier un eventuel lien de parente (etudes de marqueurs sur le chromosome Y – genealogie uniquement pere-fils).
    Ils serait interessant de savoir si des tests ADN ont ete fait sur ce personnage celebre qu’est Rollon. Mr Munger pourrait ainsi faire (ou defaire) clairement son lien manquant.

    D’origine Normande de part mes peres, je viens d’etablir que mon chromosome Y « provient » de Scandinavie … les vikings sont passes par la.

  4. JEAN PIERRE LECAPLAIN dit :

    Bonjour. Je voudrais savoir ou ce trouve les sépultures de Rollon et de Guillaume Le Conquérant, il parait que dans le caveaux de Guillaume Le Conquérant il ne reste presque plus rien est ce vraie ?? Merci pour la réponse

    • Laurent Ridel dit :

      Bonjour, le gisant de Rollon est installé dans le choeur de la cathédrale de Rouen mais je ne sais s’il subsiste des restes. Guillaume le Conquérant repose dans l’abbaye-aux-Hommes à Caen. Sa tombe, plusieurs fois saccagée (par les Protestants et les Révolutionnaires) ne contient plus qu’un os de fémur. Fémur qui a permis d’estimer la taille du duc : 1,73m.

  5. bili dit :

    Bonjour,
    On dit que Guillaume le Conquerant serait-il originaire de Prusse ?
    De quelle maniere peut-ton supposer que cette these est vrai ?
    Merci de votre reponse
    Bili

    • Laurent Ridel dit :

      Bonjour Bili,
      Je ne vais pas défendre l’indéfendable. Le père de Guillaume le Conquérant, Robert Ier de Normandie, n’a jamais été en Prusse, région qui n’existait d’ailleurs pas à l’époque. Les seuls « voyages » du duc ont été en Bretagne et en Terre Sainte via Rome et Byzance. Même si on peut dire que les sources de l’époque sont incomplètes, j’imagine difficilement un chroniqueur oublier de mentionner un voyage en Prusse.

      Laurent Ridel, animateur de Histoire-Normandie.fr

  6. CAILLOT dit :

    En résumé:
    J’ai fait ma généalogie agnatique jusqu’en 1522 et dans les documents en surplus j’en ai un dont les religieux réclame un reliquat de 200 livres pour deux fiefs noble que Charles le chauve donna à Caillot et Hastingue (Hasting dans le dictionnaire) dans la paroisse de Bermonville 76640 etc. J’ai donc recherché s’il avaient laissé des traces et j’ai découvert un joli village Normand de « Gonfreville-Caillot qui possède un tertre d’une ferme fortifiée, qui fut entourée d’une palissade et sur laquelle est une construction de pierres de taille actuellement appelée
    « Le manoir »? Dans celui-ci sont trois blasons sur une grossière cheminée. Sur la hotte est un blason de croisé « 3 merlettes sur azur avec chevron d’or » attribué à « Caillot du tertre »
    Sur le jambage gauche le blason représente trois têtes de dragons (Scandinaves) sur azur et dessous chaque tête est schématisé un drakkar. Attribué à « Thomas du TÔT », lequel a du probablement changer de nom lors de son baptême. Selon une documentation issue de Copenhague, le nom de « CAILLOT » en langage franc vient du nom « Gerloc » en scandinave.
    La fille de Rollon s’appelait « Gerloc » puis à son baptême elle s’appela « Adèle »
    Selon la même source il est une pierre runique en la ville d’HILLERSJÔ sur laquelle sont gravés des serpents entrelacés et le nom de  » Kairlauk » qui fut ensuite renommé « Gairlaug » pour devenir « gerlaug » puis « gerloc » et enfin en langage franc « CAILLOT »

    • Laurent Ridel dit :

      C’est une performance d’avoir retrouvé vos ancêtres jusqu’en 1522. Il est vrai que pour les périodes plus anciennes, les informations deviennent hasardeuses. Je ne suis pas spécialiste d’onomastique mais j’avoue que la correspondance Gerloc et Caillot me semble tirée par les cheveux. Je me méfie des blasons héraldiques : ils n’apparaissent qu’au XIIe siècle, et encore pour quelques familles. Le dragon ne renvoie pas obligatoirement à une origine scandinave. En résumé, prudence dans vos conclusions. Bonnes recherches.

      Laurent Ridel, administrateur de Histoire-Normandie.fr

  7. Paul Munger dit :

    En accord avec Mr. Dave Munger, il est décrit que Rollon le viking serait l’ancêtre des Munger dans le livre de Denys Munger sur les descendants de John Mauger au Saguenay (Québec ). J’aimerais bien savoir s’il y a vraiment des restes de Rollon pour qu’un jour quelqu’un s’intéresse à savoir si « chromosiquement » parlant (excusé le néologisme ), Rollon est bien notre ancêtre!

  8. Ilian dit :

    Excellent document c le mémé du maître je vais réussir mon évaluation

  9. Ilian dit :

    J’ai u une bonne note merci! aller louya

  10. obry dit :

    Bonjour
    Il n’existe pas de restes certifiés de Rollon (apparemment transférés a Fécamp par son petit fils , mais ou ?) , par contre il existe les tombes ou reposent les corps de ses descendants Richard I et Richard II(petits fils) reposants sous une dalle de l’abbatial de Fecamp .

    • Laurent Ridel dit :

      Je n’ai aucune information d’une translation des restes de Rollon à Fécamp. Sa sépulture semble avoir toujours reposé dans la cathédrale de Rouen, non sans avoir été déplacé au sein de l’édifice. Les sépultures de Richard I et de son fils Richard II sont bien dans l’abbatiale de Fécamp. Après je ne sais pas ce qu’il y a sous les dalles…

  11. obry dit :

    restant bien sure a vérifer les dires du pere Anselme :

    « Selon le père Anselme, il est inhumé dans la cathédrale de Rouen, puis sa dépouille est transférée à l’abbaye de Fécamp dans la seconde moitié du xe siècle, sous le principat de Richard Sans-Peur, son petit-fils. »

  12. CAILLOT dit :

    J’ai fait ma généalogie agnatique jusqu’en 1522. Elle était entièrement de la Haute Normandie.
    Au cours de mes recherches, j’ai découvert un document du fond de l’abbaye St. Ouen de Rouen, résumé au mieux : « Des religieux (En 1536) réclament un reliquat de 200 livres tournoys, pour deux fiefs nobles donnés par Charles le chauve à « CAILLOT et HASTINGUES » (Hasting dans le disco, est désigné comme « pirate viking »), dans la paroisse de Bermonville 76.
    J’ai trouvé un joli village de proximité nommé « Gonfreville – Caillot », qui possède des traces de fortification en palissade, une tour de gué sur un tertre entourée d’un ru, (Encore présente face à la mairie) et un manoir dit « du TÔT ». Dans lequel, il y a quelques années, il y avait encore trois blasons vikings, dont le plus exposé fut, celui d’un croisé, attribué à « Caillot du tertre » : « Trois merlettes sur azur avec chevron d’or ».
    Le militaire qui fit une croisade avait un blason qui portait dans ses armes « des merlettes », oiseaux mythique, qui étaient représenté sans bec et sans pattes ? Il fit assurément la première croisade de 196/99.
    Anciennement ce manoir s’appelait « la ferme fortifiée ». Elle est attribuée à Guillaume Caillot. Elle a un cartouche couronné très érodé. Ces blasons furent certifiés par Honoré de Renesse.
    Ce village a des similitudes avec la ville voisine de l’estuaire de la Seine, de « Gonfreville – l’Orcher » avec en plus la même étymologie latine de « Gunfredi ». Ceci prouve qu’ils furent situés sur un même domaine.
    Etc.

  13. CAILLOT dit :

    Erratum:
    Rectification: La première croisade fut de 1096/99. Elle fut composée de sept chefs de guerre (Sous la responsabilité de « Godfroy de Bouillon ») dont quatre chefs de souche viking. Ils reprirent le tombeau de JC au Turcs.
    Godfroy de Bouillon revint avec un étendard chargé de six lions passants. C’est de cela que fut symbolisée la Normandie, l’Aquitaine et paraissent aussi sur le drapeau Britannique.

  14. Duc dit :

    Bonjour,

    Une de mes ancêtres Marie Elizabeth De Gonfreville était installée à la Martinique dans la Paroisse du Marin au XVIIIème siècle, son père François de Gonfreville est dit natif de Normandie. Je recherche l’origine normande de cette famille.

    Merci de tout renseignement sur ce patronyme.

    Cordialement

    • Laurent Ridel dit :

      Bonjour, je ne suis pas un spécialiste en généalogie. Gonfreville renvoie peut-être à Gonfreville-l’Orcher près du Havre. Je vous invite donc à contacter le Centre havrais de recherche historique et le Cercle généalogique Rouen-Seine-Maritime. Il y a aussi un Gonfreville dans la Manche. Laurent Ridel, auteur du site.

  15. Franck dit :

    Bonjour et merci pour ce dossier réaliste et sans parti pris.
    Mes recherches généalogiques me font remonter jusque Rollon et par sa « femme Poppa de Bayeux » …. jusque Clovis et au delà. …. Histoire et généalogie sont liées … merci à vous pour toutes ces anecdotes et faits historiques.

    Franck

    • Laurent Ridel dit :

      Merci de votre message. Soyez prudent dans les conclusions sur votre ascendance. Popa est par exemple, selon Dudon de Saint-Quentin, fille du prince Béranger. Les historiens peinent à identifier ce Béranger.

  16. Paul Munger dit :

    Je vous perd dans toutes ces élucubrations..
    Je crois qu’il faut revenir à l’essentiel.
    Où est Rollon et ses descendants, où sont passé les branches qui unissent nos ancêtres?
    Vous vous perdez dans d’innombrables suppositions aléatoires qui me rendent désabusé.
    À courir deux lièvres à la fois, nous perdons les deux.
    Revenons à l’essentiel, svp, la recherche de nos descendants sans se perdre dans d’innombrables questionnements « orbitaux ».

  17. Jacques Denis dit :

    Bonjour,
    Rollon aurait eu parmi ses compagnons de conquête un dénommé Hiarl arrière-grand-père de Tancrède de Hauteville. La descendance de Hiarl jusqu’à Tancrède est-elle connue ?

    • Laurent Ridel dit :

      A ce jour, on ne connait aucun compagnon de Rollon, plus exactement aucun de leur nom. Lire la récente biographie de Pierre Bouet sur ce personnage. Dans son livre « L’aventure des Normands », l’historien François Neveux écrit que les origines de la famille de Hauteville « baigne dans une atmosphère de légende ». Aucune généalogie sérieuse ne peut remonter au-delà de Tancrède, ce qui n’a rien d’étonnant sachant que les Hauteville appartenaient à la petite aristocratie normande. Enfin, ce nom Hiarl me semble curieux. Il ressemble un peu trop au titre de Rollon, « jarl », c’est-à-dire prince. Bref, je pense à une totale invention de ce personnage.

  18. Flo dit :

    Bonjour,

    Excellent article ! Si vous désirez pousser un peu le sujet, et notamment sur la vie de Guillaume le Conquérant, je viens de réaliser une petite vidéo qui devrait plaire à tous les passionnés d’Histoire : https://www.youtube.com/watch?v=ykFH-KyfOCA

  1. 15 mars 2013

    […] Le premier article qui  nous intéresse revient sur le premier maître de la Normandie: Rollon, chef viking. L’article se présente sous forme de question-réponse, ce qui permet d’avoir une lecture fluide, réfléchie, selon un axe de réflexion défini: l’auteur sait à quel résultat il veut mener le lecteur ! L’auteur nous explique que les raids vikings comment dès le VIIIe siècle. La Normandie est une prise facile car elle possède une façade maritime, et il est facile pour les vikings de pénétrait dans la région par la Seine (leurs navires ont la proue et la poupe identique, ce qui évite le demi-tour. de plus il ont un tirant d’eau faible). C’est alors que le roi Charles le Simple propose au chef viking Rollon un compromis: il arrête les pillages, et alors il obtient un territoire. Le chef viking accepte, et cela aboutit au traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. A part cette histoire, et quelques anecdotes, on ne connaît rien de certains sur le personnage de Rollon… Gisant de Rollon, cathédrale de Rouen […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>