Eté 1944 : la difficile bataille de Normandie

L’issue de la Seconde Guerre mondiale n’est pas jouée lorsque les Alliés réussissent à débarquer sur les plages normandes le 6 juin 1944. Les semaines suivantes sont décisives pour précipiter la chute du IIIe Reich. Plus de deux millions de soldats se combattent à l’été 1944 sur le sol normand. Les civils se retrouvent malgré eux au cœur d’une des plus grandes batailles du XXe siècle. Après trois mois de combats, la Normandie est débarrassée de l’occupation allemande mais, au regard de ses villes rasées, de ses nombreux villages détruits, et de ses 20 000 civils morts, la victoire laisse un goût amer.

(L’article suivant est présenté sous forme d’interview fictive)

La guerre des Haies

La guerre des Haies. Des officiers américains sont grimpés sur un panzer V neutralisé le long d’une haie. Le bocage facilitait la défense des Allemands et c’est avec difficulté que les Américains ont réussi à libérer le Cotentin (Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA).

– Après la réussite du débarquement le 6 juin 1944, les Alliés peinent à progresser en Normandie. A l’est, les Britanniques du général Montgomery n’arrivent pas à prendre Caen pendant qu’à l’ouest les Américains du général Bradley s’enlisent dans le bocage du Cotentin. Pourquoi ce piétinement ?

– Tout simplement, les Alliés se heurtent à une vigoureuse défense. Face des troupes alliées souvent inexpérimentées, les Allemands défendent bec et ongles leurs positions. Le débarquement n’a pas entraîné la débandade au sein de la Wehrmacht. Les soldats conservent globalement discipline et moral et peuvent compter sur des forces blindées appréciables. De plus, les conditions météorologiques empêchent les Alliés de tirer parti de leur avantage technologique. Le 19 juin, une tempête cloue les bombardiers au sol et endommage sérieusement les deux ports artificiels destinés au ravitaillement et à l’envoi de renforts aux troupes engagées dans la bataille. Seul celui d’Arromanches parvient à être réparé. La prise de Cherbourg et de sa rade le 26 juin n’améliore pas subitement la situation car les installations portuaires nécessitent un déminage et une longue remise en état suite aux combats. Plus généralement, les insuffisances logistiques entravent l’acheminement de renforts en hommes et en matériel vers le front.

– Dans le Cotentin, les Américains découvrent l’éprouvante « guerre des haies ». Le haut commandement allié n’avait pas prévu cette difficulté. En dépit de sa supériorité matérielle, l’offensive américaine s’embourbe. Que se passe-t-il ?

– Dans cette partie de la Normandie, le bocage facilite la défense des occupants. Par exemple, un char allié qui circule dans un chemin creux constitue une cible facile pour les bazookas car les manœuvres de l’engin sont impossibles. Et s’il tente de se dérober en montant le talus des haies, il offre un instant à l’ennemi son ventre dépourvu de blindage. La technologie militaire, à savoir l’artillerie et l’aviation tactique, se révèlent peu efficaces dans cet environnement touffu où la position de l’ennemi est impossible à localiser avec précision. Seuls les fantassins évoluent plus habilement dans le bocage mais c’est au prix d’une avance lente et meurtrière car une haie ou un arbre peut cacher une mitrailleuse ou un sniper.

– Comment les Alliés sortent-ils de l’impasse ?
– L’éclair provient du front ouest, secteur dévolu aux Américains. Le 24 juillet 1944, le général Bradley lance l’opération Cobra. L’offensive commence par un bombardement intensif sur un petit secteur du Cotentin autour de la route Saint-Lô-Périers. Les 2200 bombardiers mobilisés créent une brèche dans laquelle s’engouffrent l’infanterie et les blindés du général Collins. Le front allemand s’effondre. Coutances est libérée le jour même. Le 31 juillet, les Américains libèrent Avranches puis pénètrent en Bretagne. La réussite de l’opération tient en partie à une innovation technique développée le mois même : l’ajout d’un coupe-haie (hedgecutter) à l’avant des chars américains. Désormais, les blindés ne montent plus les haies : ils les défoncent.

– Pour contrer l’avance américaine, Hitler ordonne une contre-offensive baptisée Lüttich. Dans la nuit du 6 au 7 août, sept divisions allemandes, dont quatre blindées, se dirigent dans un secteur entre Vire et Mortain. Dès la nuit suivante, l’opération s’avère un échec. Quelles en sont les raisons ?
– L’aviation alliée réduit à néant la contre-attaque allemande. Avantage aérien que ne possèdent pas les Allemands. Depuis le 6 juin 1944, la Luftwaffe est quasiment inexistante. Dans ces conditions, difficile d’appuyer les offensives allemandes. D’ailleurs, une plaisanterie qui circulait au sein des artilleurs de la Flak, la défense anti-aérienne des Allemands, illustre bien cette faiblesse : « Quand on voit un avion blanc, c’est un américain ; un noir, c’est la RAF. Si on ne voit rien, c’est la Luftwaffe ».

Ruines de Caen

Caen en partie ruinée. Un couple d’habitants regarde un bulldozer canadien déblayant les ruines de maisons détruites, rue de Bayeux à Caen. En arrière-plan, les deux clochers de l’abbaye-aux-Hommes sont restés intactes malgré les bombardements alliées (Conseil Régional de Basse-Normandie / Archives Nationales du CANADA).

– Le 1er août 1944, intervient dans la bataille de Normandie la première division française : la fameuse 2e DB commandée par le général Leclerc. Quelle est son rôle ?
– La 2e DB intervient sur la fin de la bataille de Normandie. Elle libère Alençon le 11 août. Sa participation est voulue par les Anglais et les Américains qui envisagent la libération de Paris par des troupes françaises. Les troupes du général Leclerc présentent l’avantage, moins avouable, d’être composées surtout de Français de métropole. Le commandement allié, comme De Gaulle, ne conçoit pas que la capitale soit libérée par des hommes de couleur. Or, toutes les autres formations françaises se composent majoritairement de soldats africains des colonies.

– La dernière grande phase de la bataille de Normandie correspond aux combats de la poche de Falaise qui se déroulent entre le 1er et le 21 août. Les Alliés comptent donner le coup de grâce à l’armée allemande. Comment procèdent-ils ?

– La stratégie alliée est d’envelopper les divisions allemandes dans la région de Falaise et d’Argentan. Au sud de ce secteur, remontent les troupes américaines qui ont libéré la Bretagne, la Sarthe et la Mayenne tandis que du nord, descendent les Canadiens et les Polonais. A l’ouest, les Britanniques pressent. La tenaille se referme progressivement. Les Allemands tentent de s’échapper par un passage de plus en plus étroit entre Trun et Chambois, passage qui prend le nom de « couloir de la mort » tant la puissance de feu des Alliés fait des ravages. Des cadavres d’hommes et de chevaux, des engins calcinés, des véhicules abandonnés encombrent les routes. Le 19 août, l’encerclement des forces allemandes est total. Environ 80 000 Allemands sont enfermés dans la poche de Falaise.

– La bataille de Falaise est-elle un « Stalingrad en Normandie » comme l’a écrit l’auteur Eddy Florentin ?
– C’est une grande victoire alliée puisqu’elle donne un formidable coup d’accélérateur à la libération de la France. Quelques jours plus tard, Paris est libérée. Mais l’historien Jean Quellien estime abusive la comparaison avec Stalingrad. Le coup de filet des Alliés n’est pas aussi impressionnant qu’en Union Soviétique. Une bonne partie de la Wehrmacht, les meilleures unités souvent, a eu le temps de se replier derrière la Seine.

– Le livre d’Olivier Wieviorka sur le débarquement de Normandie révèle des aspects méconnus de la libération de la France. Il écorne l’image mythique qui s’est progressivement forgée sur la Libération et sur ses libérateurs. Un chapitre évoque notamment les psychonévroses des soldats alliés. De quoi s’agit-il ?
– Dans les semaines qui suivent le débarquement, de plus en plus de soldats présentent des troubles psychiatriques. Beaucoup craquent, épuisés autant physiquement que mentalement. Ils fuient les combats ou se mutilent pour ne plus être opérationnel. En fait, le choc des explosions, la tension permanente des combats dans le bocage, les hécatombes dans les rangs perturbent gravement la santé mentale des soldats et officiers britanniques et américains. Le mauvais temps et l’enlisement de l’offensive au mois de juillet accentuent le phénomène. A tel point qu’à la mi-juillet, 25 à 33 % des blessés américains le sont en réalité à cause de psychonévroses. Ces hommes ne sont plus en état de combattre.

– Voyons maintenant la guerre du point de vue des civils. Dans cette bataille qui devait précipiter la chute du IIIe Reich, les Normands se trouvent en première ligne. Comment survivent-ils ?
– Suite aux bombardements et au rapprochement des combats, de nombreux Normands choisissent le départ. D’autres y sont contraints par ordre des Allemands. Accompagnés d’une charrette, d’une brouette ou d’un vélo lourdement chargés, ils partent souvent à pied. La route de l’exode amène quelques-uns jusqu’au Massif Central. Ces déplacements lointains ne doivent pas faire oublier que beaucoup de Normands ont simplement trouvé refuge dans les fermes entourant leur ville.

L'exode

Sur la route de l’exode. Sur les bords d’une route d’un village en ruine, une femme et une petite fille fuyant les combats ont posé leurs bicyclettes et leurs balles de vêtements (Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA).

– Malgré les bombardements et les combats, d’autres Normands choisissent de rester…
– Oui, à leurs risques et périls. La plupart se réfugie dans les caves ; ceux qui en sont dépourvus se mettent à creuser des tranchées dans le jardin. Comme en 14-18. A Caen, les survivants des bombardements investissent les bâtiments publics encore debout comme l’église Saint-Etienne, le lycée Malherbe, le Tribunal, l’hôpital du Bon Sauveur… Mais ces lieux sont à la merci d’un nouveau raid aérien et de tirs d’obus. C’est pourquoi des Caennais préfèrent s’établir dans les carrières de Fleury, de Mondeville ou de Carpiquet. Pour tous, s’organise la survie car il faut trouver eau, combustible, nourriture ou médicaments.

– Les Normands vivent probablement la période la plus intense de leur vie…
– D’un côté, au bruit des canonnades, ils comprennent que les Alliés avancent et donc que la libération approche. Un immense espoir excite les cœurs. De l’autre, l’inquiétude les ronge. Les Allemands sont de plus en plus nerveux et s’en prennent parfois aux civils. Le jour, des chasseurs mitraillent les véhicules sur les routes, la nuit des vagues d’avions vrombissent laissant craindre un bombardement. On court alors aux abris. Au matin, on s’inquiète sur le sort des proches. Ont-ils échappé aux bombes ?

– C’est le double visage de la Libération en Normandie. D’un côté, une région libérée en premier, une population enthousiaste qui salue sur le bord des routes l’avancée des Alliés. De l’autre, des villes et de nombreux villages ruinés, des cadavres au milieu des décombres. Peut-on quantifier les pertes civiles ?

– Le dénombrement des victimes civiles a longtemps fait l’objet d’approximations grossières mais dans les années 1990, l’université inter-âges de Caen, le Centre de Recherche en Histoire Quantitative de l’université de Caen, le Mémorial de la Paix ont réuni leur effort pour mener une enquête scientifique. Au total, les enquêteurs ont dénombré près de 20 000 civils morts pendant l’été 1944 en Normandie. Des décès principalement causés par les bombardements alliés. Mais les combats terrestres et les représailles allemandes firent aussi beaucoup de victimes.

– J’ai sous les yeux des photos de quelques villes normands prises après les combats. C’est effroyable. On ne voit que des amas de pierres ou des pans de murs. Elles sont quasiment rayées de la carte. D’après les statistiques du ministère de la Reconstruction, Caen, Saint-Lô, Vire, Falaise, Le Havre ont perdu entre 65 et 85 % de leurs immeubles ou maisons. Commencés dès le soir du 6 juin, les bombardements alliés et les incendies qui s’ensuivent sont souvent la cause de ces destructions massives. On s’est souvent interrogés sur la nécessité de ces bombardements qui ont tant détruit et tant tué.
– Il faut comprendre que les villes constituent des nœuds de communications, tant routier que ferroviaire. En bombardant routes, ponts, gares et chemin de fer, les Alliés cherchent à entraver l’acheminement des unités allemandes vers les plages normandes et donc à ralentir leur contre-attaque. A cause de leur hauteur de vol, les bombardiers lâchent parfois leurs bombes bien au-delà de leur objectif. Préventivement, des tracts sont été lancés afin que les Normands évacuent leur ville. Mais le message n’est pas toujours reçu. Ce qui provoque encore aujourd’hui des interrogations, c’est que certains lieux ont été bombardés alors qu’ils n’avaient pas d’intérêt stratégique. La ville du Havre a ainsi presque totalement disparu sous la pluie de bombes alors que peu d’Allemands s’y trouvaient : ils s’étaient réfugiés dans les batteries côtières et les défenses extérieures de la ville. Encore fallait-il que le commandement allié en fut informé.

– Malgré les deuils et les destructions provoqués par les bombes, les Normands réservent globalement un accueil enthousiaste à leurs libérateurs. La rencontre entre civils et soldats prend parfois l’image d’un choc des cultures.
– Oui, les soldats alliés étonnent avec leur matériel ultra moderne. Les habitants découvrent le chewing-gum, le café soluble, les rations bien empaquetées du GI. En retour, ils n’hésitent pas à leur faire goûter une bonne bouteille de Calvados. Hormis les villes et les villages dévastés, les Alliés sont fêtés. Applaudissements, distribution de fleurs, embrassades, au fur et à mesure de leur avancée, la population leur offre un accueil de plus en plus enthousiaste. Les Canadiens ont beaucoup de succès car beaucoup parlent français. Quelques Normandes épouseront des GI’s venus les libérer.

Discussion amicale entre Normands et GI

Discussion amicale entre Normands et GI alors qu’un cadavre allemand se trouve à leur pied. Globalement, en dépit des destructions et des civils morts, les Alliés ont été bien accueillis par les habitants (Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA).

– Si la bataille de Normandie se clôture avec l’écrasement de la poche de Falaise le 21 août, la Normandie n’est totalement libérée que le 12 septembre après la prise du Havre. Quel bilan tirer de ces trois mois de combats ?
– La bataille de Normandie a certes été un succès mais le général Eisenhower, le chef de l’opération Overlord, ne s’attendait pas à de telles difficultés. Avec ses stratèges militaires, il tablait sur trois semaines de combat. Il en faudra quatre fois plus. Nous avons évoqué le bilan civil : 20 000 morts auxquels il faut ajouter les soldats tués (37 000 Alliés et 80 000 Allemands). Même si les Normands sont sûrement heureux d’avoir été parmi les premiers Français libérés, ils ne peuvent que constater les dégâts : des villes et des villages détruits, un patrimoine historique amputé, des milliers de sans-abri et une économie à reconstruire.

Bibliographie

  • Jean Quellien, Normandie 44, Mémorial de Caen, 2002
  • Les populations civiles face au débarquement et à la bataille de Normandie, Actes du colloque international, Mémorial de Caen, 25-27 mars 2004. Textes rassemblés et édités par Bernard Garnier, Jean-Luc Leleu, Françoise Passera et Jean Quellien, Caen, CRHQ, CNRS-Université de Caen, Mémorial pour la Paix, 2005

Laurent Ridel

Historien de formation, je vis en Normandie. Ma passion : dévorer des livres et des articles d'historiens qualifiés puis cuisiner leurs informations pour vous servir des pages d'histoire, digestes et savoureuses. Si vous êtes passionnés de patrimoine médiéval, je vous invite vers mon second blog : Décoder les églises et les châteaux forts

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4 Responses

  1. sylvain isabel dit :

    bonjour tout d’abord merci pour cette article sur la bataille de normandie qui est fort intéressant.
    toutefois une chose me gène dans la légende de la première photo. ilest question d’un char léger allemeand détruit par les alliés. étant paasionné de cette période depuis plus de 35 ans, je suis surpris que l’on qualifie un panzerkampfwagen V ou Panther (sd.kfz 171)de char léger , alors qu’il pesait 43 tonnes et était armé de l’excellent canon de 75 mm KWK 42 anti char.
    un peu lourd pour un char léger, n’est-ce pas?
    serait-il possible de rectifier cette légende merci.
    sinon, bravo pour votre travail. bonne continuation.
    s isabel

    • Laurent Ridel dit :

      Merci pour ces compliments et cette critique. La classification des chars en léger, moyen ou lourd pose souvent problème. Elle ne repose pas toujours sur le poids ou sur l’armement mais aussi sur le rôle tactique. Par exemple, tout ce qui n’est pas char de rupture n’est pas compté comme lourd. Il y a aussi le critère de la nationalité. Les Allemands produisaient des blindés de taille hors norme et du coup, la classification est plus sévère que pour les Américains. Je reconnais que 43 tonnes, c’est énorme mais moins que le panzer VI ou le monstrueux panzer VIII (189 tonnes).

      Pour enlever toute ambiguïté, je corrige « panzer léger » en « panzer V ». Nous serons ainsi tous les deux d’accord.

  2. MAINGAIN Philippe dit :

    Monsieur,
    je regarde en ce moment le coffret DVD, « Band of Brothers » et en profite pour me documenter en livres et sur internet. J’ai apprécié la concision et la documentation de votre exposé sur la bataille de Normandie. Les dégâts occasionnés à la population civile et les pertes sont effroyables et souvent peu commentés.
    Merci pour la précision sur les critères d’évaluation des chars légers, etc. Je croyais que cette notion prenait en compte le poids.
    Je crois qu’il est nécessaire de se rendre en Normandie, visiter sa population,
    ses musées et se confronter au silence impressionnant des cimetières si bien ordonnés.
    Je n’ai jamais connu la guerre et la faim. Les gens n’en ont pas la notion si l’on n’a pas eu de
    grands-parents pour évoquer les misères des deux guerres mondiales ou si l’on n’a pas fait
    d’études d’Histoire.
    Les Allemands ont vraiment « fait fort » dans la répétition et la FRANCE et l’Angleterre ont
    vraiment été médiocres face à la montée du nazisme.
    Heureusement que l’Angleterre était un grand porte-avions proche de nous.
    Pour conclure, merci aux grands français, pilotes, marins, SAS, résistants, espions , Leclerc,
    Messmer, Kieffer et tant d’autres et bien sûr le Général De Gaulle qui n’a jamais été égalé et a mis tant de temps à être reconnu à Londres.
    (C’est ma première réponse sur le net suite à votre intervention)
    Philippe Maingain (Nord-P de C)

  1. 25 août 2016

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