L’aventure du grand large

Stalle de l’église Saint-Jacques à Lisieux. Les Normands ont activement participé aux Grandes Découvertes de la fin du XVe et du XVIe siècle grâce à leur flotte
Signe de prospérité, les rues des villes affichent de remarquables façades à pan de bois finement sculptés. L’art gothique jette ses derniers éclats dans les églises agrandies ou restaurées (Saint-Maclou de Rouen, Notre-Dame de Louviers, Notre-Dame d’Alençon …), dans le Parlement de Rouen et dans le beffroi d’Évreux.
À la campagne, les seigneurs construisent des châteaux ou des manoirs qui rompent avec l’austérité militaire d’autrefois. La mode est aux demeures de plaisance marquées par la Renaissance. Le nouveau style apparaît dans le château de Gaillon, propriété de l’archevêque de Rouen.
La fondation du Havre
En 1517, François Ier fonde au nord de l’estuaire de la Seine un port et une forteresse. Le nouvel établissement prend le nom de « Havre de Grâce ». L’objectif du roi est de créer un avant-port de Paris et de Rouen. Implantée dans une zone de marais, la ville se développe pourtant rapidement. Avec Versailles, Le Havre est la seule ville nouvelle réussie sous l’Ancien Régime.
La Normandie et le Canada
Le navigateur Jean Denis traverse l’océan Atlantique et découvre Terre-Neuve en 1506. Cent deux ans plus tard, Samuel Champlain, parti d’Honfleur, remonte le fleuve Saint-Laurent et fonde la ville de Québec. Il initie une importante immigration française et notamment normande. A tel point qu’au milieu du XVIIe siècle, les Normands composent à peu près la moitié de la population du Canada.
